Introduction
Bonjour
Vous le savez, j’aime marcher sur des œufs1. Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un sujet très compliqué et très « casse-gueule ». Dans cette introduction, nous allons d’abord envisager les cas de figure possibles.
D’une part, je n’affirme pas que ce que je dis est la vérité, mais c’est ce que j’ai lu, notamment dans la presse, qui me sert de narratif. Je ne vais pas forcément mettre autant de sources qu’il le faudrait, car il s’agit davantage d’un récit de mes idées que d’un documentaire. De plus, je ne fais pas cet article pour insulter qui que ce soit ; je ne cherche pas la polémique. Mon but est simplement de produire une réflexion sur un fait divers. Ainsi, je vous prierai d’en faire à peu près de même.
Cette histoire, c’est la fabrication d’une idole de droite pendant son adolescence. Cette histoire, c’est la radicalisation à l’état pur. Cette histoire, c’est notre échec et notre culpabilité. Dans un sens, ce que je vous raconte ici me cause plus de peine et de remords que de colère ou de haine. Je vous encourage donc à faire preuve de compassion et à découvrir l’histoire de la lycéenne qui tourne au cauchemar en France.
Janvier 2020 : Le déclic d’un harcèlement en ligne
Notre histoire commence le 18 janvier 2020. Mila est une lycéenne de 16 ans. Sur Instagram, il est à la mode de faire des lives, c’est-à-dire du contenu en direct que n’importe qui peut voir. En général, sur Instagram, on discute, et on peut dire que Mila a une bonne communauté d’un peu moins de 9 000 abonnés. Seulement, lors d’un live, pendant une discussion sur ses préférences et orientations sexuelles2, le sujet dérape. Après avoir expliqué qu’elle est lesbienne et qu’elle préfère donc les femmes, elle s’explique sur ses préférences en matière de types de femmes et déclare notamment ne pas être « particulièrement attirée par les femmes arabes et noires ». C’est une phrase maladroite, sujette à une interprétation très large. Cependant, sur Internet, un dérapage arrive très vite.
Un internaute présent sur le live ne prend pas bien cette dernière phrase. Entre ses convictions religieuses et sa déclaration, l’homme se sent pris d’une rage typique d’Internet et l’insulte violemment : « sale pute », « sale lesbienne », « sale raciste », etc., le tout « au nom d’Allah », qui a sûrement dû aimer voir son nom prononcé dans la même phrase que ces insultes. L’adolescente se retrouve un peu dépassée, tente de s’expliquer sur la religion, mais finit par mettre un terme au live.
Seulement, sa réaction ne plaît pas au provocateur. Lui et quelques autres trolls en ligne veulent une meilleure conclusion. Ils décident donc de remettre une couche dans les messages privés et les commentaires. La modération des réseaux sociaux est bien connue pour son inactivité : les plateformes ont besoin d’interactions pour fidéliser leur audience, alors Instagram laisse couler. Mila, hors d’elle, publie une story que le pays entier va voir.
Je me souviens de la première fois où j’ai vu cette story. En réalité, je me souviens avoir ri la première fois. Les trolls d’Internet ont obtenu ce qu’ils voulaient : une réaction démesurée. Voir cette adolescente, qui, dans un instant de colère, publie une story d’une minute et demie où elle raconte un peu n’importe quoi pour se défendre, le tout en disant « le Coran est une religion de haine », fait d’elle la proie d’un troll réussi. Bien que son explication soit brouillonne, on comprend vite sa colère, et on ressent un peu d’empathie pour son propos.
Seulement, Mila vient de tomber dans un piège classique. Le slogan « Don’t feed the troll » aurait dû être prononcé avant cette story. Désormais, Mila est prise dans un effet Streisand du troll. Elle a remis une pièce dans la machine, et avec cette story, ses petits trolls vont pouvoir la reposter partout pour grossir leurs rangs.
L’emballement médiatique : Quand un fait divers devient un débat national
Mila était tombée dans le piège, et elle allait le payer cher : des millions de vues sur une story, des insultes de toutes parts, des menaces, et l’aboutissement par son doxxing. Ses informations personnelles sont révélées, et elle est obligée de se déscolariser. L’ampleur de l’affaire prend une dimension nationale. Les journalistes s’emparent de l’occasion. Le 21 janvier, les journalistes de droite puis de gauche se précipitent chez elle pour obtenir son histoire. Les chaînes de télévision passent la story en boucle. Tout le monde a son avis. Les éditorialistes prennent position, les associations LGBT comme SOS Homophobie prennent sa défense, les associations féministes comme Osez le féminisme se positionnent pour elle. Rapidement, le hashtag #JeSuisMila émerge, en référence à #JeSuisCharlie. Mila met en avant la laïcité et la liberté d’expression. De fait, on demande à tous les politiciens ce qu’ils pensent de l’affaire et s’ils sont « Mila » eux aussi. On ira même jusqu’à le demander à l’ancien président de la République.
Face à ce fait divers qui n’est rien d’autre qu’un commentaire haineux en ligne, on se retrouve donc dans un débat national où tout le monde doit se positionner pour ou contre Mila. Cependant, la question dérange un peu. En effet, la manière dont le débat tourne semble davantage être une opposition de minorités. Bien sûr, cela arrange beaucoup de monde de réduire la question à « LGBT » ou « musulmans ».
L’évolution du débat va créer un malaise, surtout à gauche. À gauche, beaucoup ont tendance à voir le poteau rose. Caroline De Haas, par exemple, qui a bien compris le tournant que prend l’affaire, déclarera que les violences faites aux femmes n’intéressent que « lorsque cela sert un agenda raciste ». Pourtant, elle avait raison. À partir de là, la gauche va commencer à dédramatiser la situation. Après tout, les injures sur Internet, tout le monde en reçoit. Celui qui n’en a jamais reçu est soit complètement déconnecté, soit très chanceux.
L’abandon de la gauche et l’étau de la droite
Pendant ce temps, Mila passe à la télévision. Comprenant que le débat la pousse dans une position où elle se retrouve "garante de la laïcité contre l’islam", elle tente de se libérer comme elle peut sur le plateau de Quotidien. Elle y raconte son histoire, son coup de colère et les conséquences pour elle. Elle s’excuse de ses propos et essaie de calmer les tensions autour d’elle. Cependant, Internet n’oublie pas, et c’est une récupération bien pratique pour la droite.
En 2020 ont lieu les élections américaines, et face au bilan de Trump, la réélection n’est pas garantie. En France, nous avons les élections sénatoriales, qui servent à prendre la température pour les élections départementales et régionales de l’année suivante. La droite a donc envie d’être forte et embrasse la récupération de l’affaire. La gauche ne prendra pas cette direction, par peur de devenir actrice de la guerre des minorités et parce qu’elle est trop occupée à expliquer que, bien que le président Macron ait dit qu’il n’est « ni de droite ni de gauche », on voit mal ce qu’il fait de gauche et on voit bien ce qu’il fait de droite. Mila se retrouve donc abandonnée à gauche, mais hyper-sollicitée à droite.
Pendant un temps, Mila va essayer de reprendre sa vie en main. Elle annonce se consacrer à l’art et à la musique. Dans des interviews, elle explique vouloir « oublier l’affaire Mila ». Cependant, elle a des problèmes à se rescolariser, car sa médiatisation l’empêche de trouver un lycée qui garantirait sa sécurité. De son côté, la droite s’empare de chaque avancée dans les enquêtes sur le cyberharcèlement pour relancer le débat et ressortir l’affaire. Mila n’a alors plus aucun espoir de se détacher un jour de cette histoire. Elle oscille entre visite de mosquée pour se faire pardonner par un imam et provocation en ligne pour essayer d’être remarquée
Le débat que nous ne verront jamais
Avant de continuer, j’aimerais parler du traitement de l’affaire. On l’a vu, cette histoire n’est en réalité que du vent. Tout commence par un live Instagram, puis une vidéo publiée sous le coup de la colère, ce qui déclenche des passions, et les médias s’en emparent. L’affaire Mila aurait dû poser d’autres questions. Tout au long du débat public, on s’est focalisé sur la question de « laïcité et droit au blasphème », un débat inexistant, puisque nous l’avons presque tous accepté. Mais les débats qu’aurait pu susciter un tel fait divers auraient pu être bien plus complets.
Par exemple, on aurait pu s’interroger sur la place des mineurs sur Internet : une adolescente qui se montre publiquement, qui fait des lives à visage découvert et qui a un compte public avec 9 000 abonnés, comme le ferait une micro-influenceuse. Personne n’a jamais remis cela en doute. On n’a d’ailleurs jamais remis en cause la responsabilité d’Instagram. Comme je l’ai dit plus haut, Instagram cherche simplement les interactions. Pourquoi personne n’a demandé comment Instagram fait pour scanner toutes les photos de son réseau à la recherche de contenu illégal, mais ne peut pas mettre un filtre en Regex sur les messages pour filtrer les insultes ?
On aurait aussi pu parler du traitement médiatique, car toute cette histoire n’aurait sans doute pas duré plus d’un mois si les médias n’avaient pas décidé d’en parler. Enfin, à ce stade de l’histoire, on pourrait se dire que, puisque Mila est devenue la défenseure de la laïcité, on aurait pu avoir un débat sur la radicalisation en ligne, le cyberharcèlement des personnes LGBT, la modération des contenus, l’influence de la religion, l’union des minorités, etc.
Vous ne pouvez qu’imaginer ma déception en voyant l’évolution de cette jeune femme.
2021-2022 : Le livre et la bascule identitaire
La carrière de Mila ne décolle pas, pas de scolarité non plus. En même temps, la droite lui tend régulièrement la perche en lui demandant de reparler de son histoire. Elle va y céder le 16 juin 2021 en sortant son livre, Je suis le prix de votre liberté. Dans ce livre, Mila raconte une existence d’enfant assez classique. Elle explique qu’elle est un peu provocatrice et turbulente, qu’elle a un TDAH, qu’elle a pris de la drogue et fumé régulièrement des cigarettes. Elle parle de son rêve de devenir chanteuse et de la difficulté d’être au lycée. Beaucoup ont souligné les grands changements physiques qu’elle a connus depuis son coup d’éclat en 2020, elle l'explique par une recherche d'identitée personnelle.
Elle explique cela par une recherche d’épanouissement. Seulement, elle dit qu’à cause de son orientation sexuelle et de ses vêtements, les rumeurs ont commencé à son sujet, ce qui a fait d’elle une mauvaise élève3. Finalement, elle repart sur son rêve de chanteuse, à cause des histoires à succès, et s’imagine arrêter l’école pour chanter. Elle s’investit donc beaucoup plus sur Instagram, où elle essaie d’obtenir de la reconnaissance, surtout de la part de ses amis4.
Elle raconte ensuite qu’elle a été harcelée à 12 ans. Je trouve cela assez ironique, car elle met en avant le fait qu’elle s’est fait harceler parce qu’elle était dans un collège de riches et que les riches ne l’aimaient pas, ce qui aurait dû la rendre communiste, mais passons. Vous l’aurez compris, ce livre ne posera aucun débat, mais sera davantage une complainte de Mila sur elle-même. Mila se positionne alors comme une victime de la France, qui ne cherche que l’aide des autres depuis toujours. Elle raconte notamment que les associations féministes et LGBT l’ont abandonnée bien qu'on a des preuves du contraire..
2023-2025 : Mila, égérie malgré elle
Comme je vous l’ai dit, la droite adore la récupération. Certains ressortent encore les cadavres d’enfants d’il y a des années pour nous expliquer que leurs idées sont meilleures. Alors, évidemment, en voyant le livre de Mila, ils s’en emparent. Mila comprend en 2022 que la droite la veut. Cette jeune femme, qui a toujours été rejetée et harcelée dans son enfance, comme elle l’a dit dans son livre, se sent enfin désirée et commence son flirt avec la droite, puis l’extrême droite. Elle se rend alors compte que la droite est un marché lucratif. Ayant vécu dans la peur, elle comprend comment les discours de peur et de haine fonctionnent dans les sphères de droite, et elle en joue.
Au début, Mila ne sait pas bien comment tirer profit de son influence à droite. Elle tente donc de vendre des sous-vêtements sales5. Cependant, le malaise qu’elle crée envers ses soutiens passés et actuels fait grincer des dents. Mila, qui défendait la laïcité, agit un peu comme une gamine paumée. Elle continuera d’ailleurs en doxxant des gens et en postant des photos legerement agicheuse dans le but de garder son public.
Le système Mila : Haine, procès et business de la polémique
En 2024, elle a peut-être repensé à la une de Lyon Mag qui l’appelait « Lyonnaise de l’année ». Ou bien elle a cédé à la tentation de certains mouvements. Mila fait alors un nouveau coming out, mais cette fois-ci, pas pour parler de son amour des femmes. Cette fois, elle se déclare publiquement identitaire. Mila embrasse alors l’extrême droite, ou bien la droite forte, comme elle l’appelle, qui doit "sauver la civilisation face à l’islam", quoi que cela veuille dire.
Mila rejoint ensuite le collectif Némésis, un collectif qui se dit féministe mais qui défend davantage les violeurs que les victimes. C’est peut-être là qu’elle a commencé sa haine des femmes, puisqu’elle s’en prend régulièrement à elles. La harcelée devient harceleuse : elle poste des photos d’autres femmes en les insultant, en disant qu’elles « sentent les MST ». Il y a quelques mois, elle se lance dans une campagne de harcèlement basée sur le physique de Greta Thunberg et d’Ersilia Soudais.
Cependant, Mila s’en prend désormais à tous qui n'est pas a droite. Elle enchaîne les déclarations, tweets et vidéos racistes. La Ligue des droits de l’homme annonce avoir saisi la justice. Mila s’associe à des personnages sinistres comme Yvan Tzion, Jean Messiha, Éric Zemmour ou Yohan Pawer. Elle alimente la haine envers la Palestine en disant se soucier des Juifs, elle qui, quelques années plus tôt, se faisait le bourreau de la religion. Elle fait également campagne contre les personnes de gauche qui essaient de traiter la question LGBT, qu’elle a abandonnée, comme Sébastien Delogu. Mila s’affiche d’ailleurs comme ouvertement transphobe dans l’affaire de la boxeuse Imane Khelif, accusée d’être un homme. En revanche, elle défend des hommes comme Jean-Marie Le Pen.
De la Mila de 2020, il ne reste que les provocations. Chaque prise de parole est un nouveau scandale qu’elle crée pour nourrir l’idéologie de droite, et attention à celui qui ose lui répondre.
En septembre 2025, un internaute fait une blague en référence à GTA 6, Mila et aux néonazis du jeu, et il se retrouve doxxé. Mila a tout adopté de la droite, et le conservatisme a changé sa personnalité. Elle ne met plus en avant son lesbianisme. En 2022, elle dit être bisexuelle, et à partir de 2024, on ne la voit fréquenter que des hommes. La sexualité étant une science inexacte, changeante et personnelle, je ne me permettrai pas d’interprétation bien que certains pensent qu'elle cache sa séxualité pour plaire a droite.
Cependant, Mila, n’ayant pas abandonné ses rêves de chanteuse, fait une musique pour son petit ami, Arthur6, qui décède malheureusement. Internet profitera de l’occasion pour se moquer de la mort d’Arthur, comme Mila s’était moquée de la mort de Nahel7, et Mila profitera une fois de plus de l’apitoiement qu’elle suscite. Pourtant, le corps sera à peine enfermé dans le cercueil qu’elle commencera déjà à flirter avec un autre identitaire, tout aussi misogyne et nazi que le précédent.
Que devient Mila ?
Alors, qu’en est-il de Mila de nos jours ? Mila enchaîne les procès. Il faut dire que la droite la protège un peu comme Bolloré a protégé C8. Mila serait apparemment au cœur d’un complot où elle ferait circuler de fausses photos de parties génitales d’hommes. Ce qui est sûr, c’est qu’elle raconte à qui veut l’entendre que « la gauche, c’est une maladie mentale » et qu’elle a « rejoint le bon camp ». Sa dernière trouvaille, c’est Laurence Trochu, une députée d’extrême droite, et des journalistes du journal d’extrême droite Valeurs actuelles, accusés par une association LGBT d’avoir menti en assurant que les associations LGBT n’ont jamais soutenu Mila. Mila a donc réécrit son histoire et dit qu’elle a toujours été seule face à l’« islamo-wokisme ». Mila a fini sa transformation : elle est désormais le produit parfait, l’égérie de l’extrême droite.
Depuis, chaque fois que j’entends parler de Mila, je grince des dents. Je ne veux pas justifier la haine envers elle. Cependant, face à la déception que représente Mila et son affaire, je comprends que les passions soient aussi intenses et déchaînées. Mila va à la Pride défendre les LGBT, alors qu’en même temps, elle attaque les organisations LGBT et n’a plus rien à voir avec elles. Mila défend les femmes en rejoignant un collectif qui les déteste et en harcelant des femmes sur leur physique.
Si Mila pense être dans le bon camp, tant mieux pour elle : au moins, elle dormira bien la nuit. Cependant, je ne peux m’empêcher de me dire qu’elle ne se rend peut-être pas complètement compte de sa situation. Je ne pense pas que Mila soit bête : on a vu qu’elle a tiré profit de sa nouvelle « fanbase ». Seulement, je ne sais pas si elle réalise qu’elle a joué le rôle que la droite lui a défini.
Qui est responsable ? Nos échecs collectifs
Et c’est un peu là où je voulais en venir : l’extrême gauche rassemble par la souffrance, et surtout par la souffrance collective. L’extrême droite, elle, rassemble grâce à la haine et surtout à la peur collective. Lors de l’affaire Mila, tout le monde l’a défendue. Cependant, la gauche a progressivement lâché, jugeant que sa souffrance lui était propre et qu’elle n'était pas commune. À ce moment-là, au contraire, la gauche aurait dû s’en saisir et montrer que cette souffrance est celle de plein de personnes en ligne. Pourtant, la gauche, humaniste, a préféré l’oublier plutôt que de la mettre sur le devant de la scène, comme l’a fait la droite.
Alors, quelle est la suite pour elle ? Difficile à dire. J’imagine une vie d’éditorialiste pour la droite, d’influenceuse de droite ou de pseudo-politicienne. Cependant, la vie de Mila ne sortira jamais de cette cage d’extrême droite. Oui, beaucoup l’ont défendue au début, mais ont rapidement arrêté quand la droite a manipulé le débat. Et avoir fait cela, mesdames et messieurs, c’est notre tort à tous. Nous n’avons rien fait, et aujourd’hui, Mila est devenue une autre égarée de l’extrême droite car nous avons laisser l'extreme droite manipuler ce débat.
Faites attention à vous, et méfiez-vous du prochain fait divers que la droite va récupérer.
- oui, je commence comme ça ↩︎
- comme le ferait n’importe quelle adolescente ↩︎
- ne me demandez pas pourquoi ; personnellement, j’étais assez solitaire et j’aurais préféré être un élève moyen avec une conduite irréprochable pour éviter les ennuis, mais chacun fait comme il veut ↩︎
- ne me demandez pas non plus : elle dit qu’elle n’avait pas d’amis, puis quelques pages plus loin, qu’elle se battait avec eux pour qu’ils aiment ses posts. Moi aussi, je suis confus ↩︎
- je préfère ne pas chercher plus de sources pour cela, je me souviens encore des photos ↩︎
- lui aussi identitaire et fan d’Éric Zemmour ↩︎
- bien que le concours de celui qui rira le plus de la mort n’ait aucun sens ↩︎



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