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Pourquoi et comment créer son site internet : mon parcours de débutant à aujourd’hui

Pourquoi et comment créer son site internet : mon parcours de débutant à aujourd’hui

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celerycraft

Bonjour,

Je pense que tout le monde devrait avoir un site internet. Dans ce monde en ligne, nous sommes de plus en plus « vidés ». Nous ne pouvons plus nous exprimer, parfois à cause des gouvernements, et parfois simplement à cause du modèle économique des plateformes. Alors, tout le monde devrait avoir un espace qui lui ressemble en ligne.

Il y a 10 ans, je faisais mon premier site internet. J’étais jeune, et ce n’était techniquement pas mon premier site. Mais puisque je pense que tout le monde devrait en avoir un, je me suis dit que j’allais raconter comment je m’y étais pris.

Mes débuts : du traitement de texte à l’envie de coder

J’ai toujours voulu avoir un site internet. Quand j’étais jeune, j’étais assez fan du traitement de texte sur OpenOffice. J’aimais beaucoup écrire et raconter mes vacances. J’imprimais ensuite les pages. Un jour, alors que j’avais une envie pressante, mon père m’a montré une vidéo de présentation de la suite Office. Sur le coup, je voulais simplement soulager ma vessie, et je n’en ai pas tenu compte. J’ai lancé un « ouais, ça a l’air cool » et je suis parti. Il ne savait pas qu’il venait de me montrer un outil qui allait lui coûter cher.

Le jour où j’ai découvert Microsoft Publisher, j’ai commencé à faire plein de supports visuels : des livres entiers, des invitations, des affiches, des bons cadeaux, du papier à lettres, etc. Je pense que si l’encre ne coûtait pas si cher, j’aurais détruit l’Amazonie pour en faire des livrets. Seulement, mes parents ont vu que je leur coûtais cher, et ma passion s’est arrêtée là.

Mais à cette époque, c’était aussi l’explosion des blogs. Je voyais tous les petits sites sur des sujets variés. Je voyais aussi les forums où les gens discutaient de leur passion. À partir de là, j’ai commencé à rêver de faire un site internet. Je voulais avoir un espace en ligne où je pourrais faire mes petits documents, mais en version numérique.

Mes premières tentatives : les CMS et leurs limites

J’ai donc découvert plus tard les CMS en ligne, c’est-à-dire des plateformes qui permettent de gérer du contenu et, donc, de créer un site internet. Dans mon navigateur, J’ai tapé « Créer un site internet gratuit » sur mon moteur de recherche, et me voilà sur le pire CMS du monde : Wix.

J’ai fait deux sites sur Wix : le premier était pour moi, le deuxième était pour l’entreprise de ma grand-mère, qui voulait un site internet. Son entreprise a fermé avant que je finisse le site, et pour mon site, je ne savais pas le publier, car l’interface de Wix était affreuse.

J’ai alors découvert e-monsite. La plateforme était mieux et elle me permettait de faire un blog avec des apparences de forums. J’ai donc créé mrgoldenlib.e-monsite.com en 2016. Ce site internet a été mon premier vrai site internet en ligne et public.

Si vous devez créer votre site, je vous recommande de commencer de la même façon. Dans un premier temps, réfléchissez à votre but et trouvez un CMS adapté. Je déteste les plateformes en ligne comme celle-ci, mais pour un premier site, c’est fonctionnel. De plus, ça vous permet d’être à peu près sûr et, dans certains cas, d’avoir une bonne qualité.

Si vous faites un site vitrine, je vous recommande e-monsite ou WordPress1. Mais pour un site de e-commerce, vous pouvez utiliser Squarespace ou Shopify. Pour beaucoup de gens, un site qui utilise Shopify est même vu comme un site de e-commerce sûr.

Cependant, je n’avais pas d’argent, rien à vendre, et je voulais aller plus loin.

Apprendre en copiant : le vol de templates et l’apprentissage du HTML

Je me suis ensuite rendu compte de plusieurs choses. Je pouvais « voler » des sites internet. Il me suffisait de faire un clic droit, et je pouvais l’enregistrer. Ça ne paraît rien, mais j’avais découvert que je pouvais « voler » les fichiers d’un site et voir ce qu’il y avait dedans pour faire le mien.

Face à cette révélation, je me suis dit qu’il devait y avoir plus de sites à voler. J’ai alors découvert que sur internet, il est possible de trouver des sites internet déjà tout faits, qu’on peut télécharger et modifier comme on veut. J’ai donc commencé à télécharger tous les templates que je voyais. Je les dézipais, je les modifiais, et je faisais mes sites sur mon ordinateur.

J’ai continué à faire ça jusqu’au jour où j’ai découvert que mon traitement de texte pouvait enregistrer mes textes en format HTML. Aprés, J’ai alors fait des sites sur mon ordinateur avec mon contenu et des designs variés. J’ai notamment trouvé un template de site internet qui avait tout ce que je voulais. Sachez que j’ai abusé de ce template : de 2017 à 2020, 80 % des sites que j’ai faits se basaient sur lui.

Les trois niveaux de création d’un site internet

Si vous devez faire votre site de A à Z, c’est également ce que je recommanderai. Pour moi, quand on fait un site internet, il y a trois niveaux :

  1. Le premier, c’est d’utiliser une solution toute prête, tout public, facile à l’emploi.
  2. Le deuxième, c’est de comprendre comment ça fonctionne pour créer un truc personnalisé.
  3. Le dernier, c’est d’utiliser une solution plus ou moins existante, mais où l’on est en capacité de personnaliser un maximum.

De fait, il existe plein d’endroits où vous pouvez apprendre. En premier lieu, j’ai appris en regardant les sites que je connaissais. C’est un peu plus compliqué de nos jours de trouver des sites avec une structure simple. Cependant, vous avez toujours « Ctrl + Maj + I » sur votre navigateur pour voir comment sont faits les sites.

Ensuite, vous pouvez simplement chercher en ligne : il existe des milliers de templates HTML disponibles gratuitement que vous pouvez explorer. Enfin, vous pouvez juste rechercher des ressources en ligne. J’ai passé des heures sur w3schools.com et Stack Overflow à chercher comment faire certaines choses en HTML. L’important, c’est de bien comprendre la structure. Pour le reste, l’HTML est la chose la plus simple du monde.

L’hébergement : un coût à anticiper

Pour les autres sites que je faisais, je me basais soit sur des modèles de loading screen sur Garry’s Mod2, soit sur des trucs custom sur la base de LibreOffice que je modifiais, ou des modèles existants. C’est là que j’ai fait l’ancêtre de mon site de critique, qui s’appelait « Critique de Goldenlib », ou mon site de cravates.

À partir de là, je me suis rendu compte que mes sites étaient très sympathiques, mais que j’étais seul à les voir. Mon site sur e-monsite ne me permettait pas de les partager. J’ai donc trouvé 000webhost, qui était un hébergeur gratuit. Je n’étais pas très fan du message en bas de l’écran qui faisait la publicité de leur service. Je trouvais que ça ne faisait pas très professionnel.

J’ai ensuite découvert que GitHub permettait d’héberger des sites. À partir d’octobre 2017, tous mes sites étaient sur GitHub. J’avais trouvé un hébergement gratuit que j’ai gardé longtemps.

Sur un site internet, l’hébergement est le coût le plus important. Seulement, si vous faites votre premier site, vous n’avez sûrement pas beaucoup de budget.

  • Si vous partez sur un site un peu statique, GitHub ou Cloudflare peuvent être une solution.
  • Si vous voulez un site un peu limité mais gratuit, je vous recommande InfinityFree.
  • Après, si vous partez sur un site plus développé, il faudra partir sur un vrai hébergeur.

Il vaut mieux viser un hébergeur qui correspond à vos besoins. Avoir un petit hébergement web peut être bénéfique au début pour se concentrer sur le site. Pour ensuite aller sur un serveur de type VPS, j’utilisais Google Cloud Console au début, car vous payez en fonction de l’utilisation. Seulement, il vaut mieux partir sur un VPS à coût fixe si vous comptez avoir une grande activité, pour garder un prix raisonnable.

Dès lors, vous pouvez partir sur un VPS type OVH ou autre. À partir de ce moment-là, vous pourrez installer tout ce que vous souhaitez. Personnellement, je préfère un hébergeur web complet : le prix est plus abordable et convient à mon utilisation.

L’évolution de mes compétences : du CSS au PHP

En 2018, j’ai donc enfin sorti mon site. C’était encore un site statique en HTML. J’ai repris le même template que j’avais, et j’en ai fait plusieurs pages. Globalement, le site ressemblait à une boutique non fonctionnelle.

En 2019, myspace.windows93.net ouvre. J’ai rejoint assez rapidement le site. Très rapidement, je suis devenu fan du site. Le réseau social avait pour but d’avoir des profils avec le même layout, mais qu’on pouvait customiser un maximum grâce au CSS. À partir de là, j’ai vraiment compris le design en CSS. Je regardais le code des autres et j’améliorais mon profil.

En 2020, j’ai acheté le livre « Développer un site web en PHP, MySQL, JavaScript, jQuery, CSS3 et HTML5 ». À partir de ce livre, j’ai découvert que faire un site plus interactif était possible. Grâce à ce livre, j’ai fait un éditeur HTML que j’utilisais pour faire le style de ma page et d’autres petits projets. C’était un éditeur modeste, mais qui fonctionnait.

Grâce au livre et à Club Penguin, j’ai découvert le PHP et la possibilité de faire des sites avec. En effet, je lisais beaucoup d’articles à l’époque, et j’ai découvert que pour faire un serveur privé Club Penguin, c’était assez simple. Il suffisait d’un serveur web. Dès lors, j’ai pris mon VPS et j’ai installé XAMPP afin de faire mon premier site WordPress.

Le nom de domaine : l’identité de votre site

Je pense qu’il y a vraiment un aspect communautaire dans le développement. Donner des avis et en recevoir fait partie du processus. Également, la veille des autres projets permet de réfléchir à son propre cas.

Pour cette raison, je suis assez fan des sites neocities.org ou nekoweb.org. Je ne les utilise pas, car je veux le contrôle total de mon site. Cependant, il faut reconnaître que les sites d’hébergement gratuit, mais fortement communautaire, représentent une grande force dans le rôle du développement de l’identité des sites.

Les sites de ce genre de plateforme sont remplis de personnalités. Personnellement, MySpace a eu ce rôle : me pousser à acheter un livre et à essayer d’aller plus loin. Aujourd’hui, ce genre de plateforme montre une façon d’apprentissage immersive. Plus important encore, comme chaque site représente l’auteur, on a une véritable bibliothèque de différents styles, ce qui permet d’explorer différentes identités pour composer la sienne.

Mon problème à ce moment-là, c’est que j’utilisais un VPS, un serveur dédié à mon site. De fait, je me suis rendu compte que donner une adresse IP n’est pas très élégant. Pour ne pas retrouver un site dans le style de e-monsite, j’ai décidé de prendre un nom de domaine personnalisé. J’ai décidé de prendre le nom goldenlib.tk. Les domaines en .tk, c’est très bon marché, et souvent gratuit la première année. Par la suite, j’ai investi dans le domaine goldenlib.fr. Cela fait maintenant 6 ans que j’ai ce nom.

À partir de là, j’ai découvert la facilité d’avoir un SSL avec Certbot et Let’s Encrypt. En 2021, j’ai changé d’hébergeur. J’ai rechangé en 2022. Toujours pour des questions de prix, j’ai finalement trouvé l’hébergeur actuel, où le prix est raisonnable pour mon utilisation, sans être trop limité.

Le nom de domaine est la deuxième partie coûteuse d’un site. Globalement, un nom de domaine gratuit ou très bas prix est facile à avoir. Cependant, ce genre de nom de domaine est un nom de sous-domaine. Par exemple, nya.je offre des noms de domaine gratuits, mais les noms sont de second niveau : mon nom de domaine est donc goldenlib.nya.je. Il en va de même pour eu.org.

Cependant, ça peut être un moyen d’avoir un nom de domaine gratuitement. Je n’ai plus vraiment de recommandation pour un nom de domaine de premier niveau. Avant, j’aimais bien Google Domains, car c’était assez bon marché et proposait un lien facile à un Google Site et à un Gmail. Maintenant, je recommanderais d’éviter les .com si possible, car ils sont souvent chers.

Avoir un bon hébergeur est bien pour avoir un prix constant, qu’on peut garder plusieurs années, et qui permet une grande liberté d’enregistrement.

L’impact de l’IA sur la création de sites

J’ai ensuite commencé à faire mes propres projets en PHP. À la fermeture de MySpace en 2021, j’ai commencé à faire mon modèle de réseau social. À partir de ce moment-là, j’ai vraiment développé mes capacités en PHP. J’ai fait plusieurs petits projets en PHP. Ça a duré jusqu’en 2023 environ, quand l’intelligence artificielle générative est arrivée.

À partir de ce moment-là, ChatGPT faisait en quelques secondes la page que je faisais en plusieurs jours. Je regarde mon cahier, là où je planifiais mon code. Au début, j’étais déprimé, mais il s’avère que ça m’a permis de me rendre compte que je pouvais juste gagner du temps grâce à l’IA. Je ne me doutais pas que l’intelligence artificielle allait changer autant l’identité des sites. Peut-être que je n’y ai même pas pensé, car j’étais heureux de faire mon site avec mon design.

L’IA a quand même eu un aspect assez négatif sur les sites internet. De plus en plus de sites internet sont faits entièrement par IA. Je ne pense pas que tout soit négatif non plus. Grâce à l’IA, on peut déboguer plus facilement, on gagne du temps sur certaines choses, on peut même faire de petits projets sans importance. Cependant, l’IA a volé la personnalité des sites. Tous les sites en IA ont la même forme et ne reflètent plus l’auteur.

De fait, je décourage l’utilisation de l’IA pour un débutant. Je pense vraiment qu’il faut faire le cheminement pour comprendre, puis pratiquer comme je l’ai fait. Sinon, le risque est de voir un des sites par IA qu’on voit fuiter des informations d’utilisateurs de tous les côtés.

Mon site aujourd’hui : un projet en constante évolution

Depuis, j’ai mon site. Il utilise le même CMS depuis 6 ans et le même serveur depuis 4 ans. Le site e-monsite n’est qu’un souvenir. Je n’ai même pas de sauvegarde de ce site. Mon template, que j’ai utilisé pendant tant d’années, n’existe plus réellement. Je l’ai tellement utilisé que je n’ai plus retrouvé l’original.

Depuis, je continue d’alimenter mon site. Il n’a pas tout à fait la personnalité parfaite, mais je le modifie chaque année pour me rapprocher plus de ce que je cherche. En même temps, j’exprime ce que je veux sur mon site par l’intermédiaire de mes articles, comme j’en exprimais le souhait dans mon premier article.

Faites-vous un site internet.

  1. je déteste toujours Wix, surtout maintenant que je connais sa relation avec Israël ↩︎
  2. qui étaient aussi faits en HTML ↩︎
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