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Comment le fascisme et la surveillance numérique s’installent sous couvert de protection des mineurs ?

Comment le fascisme et la surveillance numérique s’installent sous couvert de protection des mineurs ?

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Votre mere sur goldenlib.fr

Bonjour, et bienvenue dans la trilogie maudite.

En août 2025, je vous ai écrit un premier article qui vous expliquait comment « la protection des mineurs » était un prétexte pour tuer la vie privée. En janvier 2026, je vous prévenais qu’on avait franchi un cap dans la réduction de nos droits.
Quand j’étais plus jeune, je regardais les documentaires et je me disais : « Comment n’ont-ils pas vu le fascisme arriver ? »
Maintenant que je suis adulte, je réalise qu’on le voit très bien… et qu’on va même découvrir le fascisme numérique.
Qui aurait cru que le XXIᵉ siècle aurait trouvé la recette pour que l’espionnage soit accepté ?
Nous sommes presque à l’anniversaire du premier article. Il est donc temps de faire un bilan de tout ce que nous avons perdu.

Bilan actuel de la surveillance dans le monde

Commençons par un petit état des lieux de notre situation. A la date de juillet 2026, concernant les régulations internationales sur l’accès des mineurs aux réseaux sociaux :

En Australie

L’accès est désormais interdit aux moins de 16 ans depuis décembre 2025. Toutefois, le dispositif fait face à un défi technologique majeur : environ 70 % des utilisateurs parviennent à contourner les restrictions.
En réponse, le cadre législatif prévoit une amende doublée pour les contrevenants et impose aux plateformes de déployer des solutions techniques pour détecter et bloquer l’usage des VPN.

En Malaisie

Depuis le 1ᵉʳ juin 2026, l’accès aux plateformes est restreint aux moins de 16 ans. Pour garantir le respect de cette mesure, une vérification d’identité via passeport est devenue obligatoire. Le malaise n’a jamais été aussi grand pour la Malaisie. La loi précise que le recours aux VPN par les parents pour contourner cette restriction ne fera l’objet d’aucune sanction pénale.

Au Royaume-Uni

Une loi prévue pour le printemps 2027 introduira une identification obligatoire au niveau de l’appareil dès la configuration initiale du téléphone pour les moins de 16 ans. Par ailleurs, un « couvre-feu numérique » sera activé par défaut à minuit pour tous les mineurs de moins de 18 ans.
Pour nos amis anglais, même un appareil neuf devient un ennemi. L’interdiction initiale des VPN a cependant été écartée.

Au Canada

Le gouvernement est actuellement dans une phase de consultation et de concertation politique pour définir les modalités techniques et juridiques de sa future régulation. Autrement dit, ils voient que c’est une bêtise, mais comme ils veulent le mettre en place, ils essaient de rester dans le déni.
Le pays engage un processus législatif similaire, accompagné par l’introduction simultanée de trois projets de loi visant à renforcer la surveillance des activités en ligne.

En Norvège

Le cadre législatif est en cours d’élaboration, avec un projet de loi attendu pour la fin de l’année 2026. Il faut dire que la Norvège veut rester en bons termes avec l’Europe depuis que Trump a décidé de détruire l’économie mondiale avec des droits de douane.

Dans l’Union européenne

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, préconise une interdiction harmonisée à l’échelle du continent, actuellement en cours d’examen pour cet été. Un projet pour interdire les VPN est aussi en cours, sous prétexte de lutter contre le contenu illégal pour mineurs.
Pour l’heure, c’est le projet Chat Control qu’on met à l’honneur. Pour essayer de faire oublier cela au peuple, on organise aussi le « rebranding des billets de banque ». Ça a l’air de marcher, puisque les gens se battent pour savoir si on aura Beethoven ou un moineau minimaliste.

Aux États-Unis (niveau fédéral)

Le KIDS Act a franchi une étape décisive avec son adoption par la Chambre des représentants (267 voix contre 117). Le texte doit désormais être étudié par le Sénat. Le pays, dont le président a visité une certaine île, veut nous montrer son amour des enfants.
Plus de 30 États débattent actuellement de dispositifs visant à instaurer une vérification obligatoire de l’âge.

Au Texas (toujours aux États-Unis)

La loi sur la responsabilité des plateformes (App Store Accountability Act) est entrée en vigueur. Sa constitutionnalité ayant été confirmée par la Cour suprême en juillet 2026.

En Caroline du Nord (également aux États-Unis)

Bien qu’un vote législatif favorable ait été enregistré (106 voix contre 6), la mesure a été invalidée par la justice pour inconstitutionnalité.

En Allemagne

Le sujet fait l’objet de vifs débats, bien que l’articulation entre une législation nationale et les futures normes européennes reste un point complexe. Mais en même temps, ils sont aussi occupés avec les petits arrangements sur le nucléaire qu’ils font avec Macron.

En Arabie saoudite

L’accès aux plateformes est restreint pour les mineurs de moins de 18 ans, s’appuyant sur des protocoles stricts de modération de contenu.

Aux Émirats arabes unis

Une limite d’âge de 15 ans est instaurée, conditionnée par l’utilisation obligatoire d’une identité numérique pour valider l’accès. À se demander pourquoi autant de personnes « détestent les Arabes » quand on voit qu’on a la même législation.

En Inde

Le pays se distingue par une politique de contrôle numérique rigoureuse. On note des exigences de retrait rapide de services liés à la confidentialité, des menaces de sanctions pénales pour les fournisseurs de VPN, ainsi qu’une fréquence élevée de restrictions d’accès au réseau. Ce qui est assez ironique quand on sait que les VPN permettent à une grande partie du pays de vivre dans le secteur numérique indien.

Au Brésil

Le cadre législatif est en pleine évolution avec des débats sur la vérification de l’âge des utilisateurs. Par ailleurs, des contentieux juridiques sur la modération des contenus ont conduit à des suspensions temporaires de services comme X en 2025.

En Italie

Lors du sommet du G7 en juin 2026, l’option d’une interdiction stricte a été rejetée, les autorités jugeant les dispositifs de contrôle actuels « trop facilement contournables ».
L’Italie n’est pas défavorable à l’idée, bien au contraire, mais elle veut le faire très bien.

En Nouvelle-Zélande

Une proposition visant à limiter l’usage des réseaux sociaux a été officiellement abandonnée à la suite d’une forte opposition de la part de la société civile. Ils ont également parlé des VPN à un moment. Est-ce que la Nouvelle-Zélande serait le seul pays à écouter ses habitants ?

Et enfin, en France

Suite à l’approbation de la commission parlementaire le 20 juillet 2026, une restriction d’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans a été actée. À part LFI, tous les autres partis ont voté majoritairement pour.
De plus, LFI a plutôt voté par opposition que par contestation, vu que la majorité du parti avait voté pour au niveau européen.
L’exécutif travaille à une mise en application effective dès le mois de septembre 2026. Les smartphones vont également être interdits dans les lycées.
Cependant, le gouvernement nous rassure : Aurore Bergé a déclaré sur RMC : « Ce qui se passe à l’intérieur des maisons regarde l’État. »

Dans le même temps, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ont refusé qu’on consulte leurs notes de frais, pourtant payées avec de l’argent public, en invoquant leur « droit à la vie privée ».
On a également vu la même chose avec les tests antidrogue.
Finalement, tout va bien une fois de plus : on s’occupe du petit peuple comme il faut.
Macron a d’ailleurs publié une super vidéo où l’on sous-entend que les jeunes qui appellent à l’aide sur internet par rapport au mal-être doivent être réduits au silence.

Autrement dit, messieurs-dames, vous excuserez ma façon de le dire : on est baisés.

Comment éviter la surveillance numérique ?

Je pourrais vous faire, pour la troisième fois, le même article. Je pourrais vous dire que cette tendance témoigne d’une érosion progressive de notre vie privée et d’une acceptation tacite de limitations croissantes, préfigurant ce que certains analystes qualifient de « dérive dystopique de l’espace numérique », dans une relative indifférence. Mais on a encore des solutions.

Cependant, gardez bien en tête que tout ceci ne représente que des solutions à court terme. Même si c’est toujours mieux que rien, il faut garder en tête que la loi va sûrement évoluer. Par exemple : les VPN sont de plus en plus régulés ; les systèmes d’exploitation « non conformes » sont signalés aux autorités, etc.

Parlons solutions :

  1. Dans un premier temps, vu que la réglementation empire, il y a fort à parier que le Chat Control va passer. Il faut donc passer à des moyens de communication qui ne dépendent pas des réseaux sociaux (ou qui ne s’y plieront pas). Autrement dit, passez à Element ou à Signal. Puisque le gouvernement pousse la méthode de Matrix pour les agents de l’État, je pense que cette solution restera la plus sécurisée.
  2. La loi « réseau social » définit un réseau social comme un espace d’échange de messages. Cela veut dire que vos boîtes mail sont probablement concernées. Même si ce n’est pas pour aujourd’hui, il vaut mieux se préparer à ne plus utiliser les e-mails. Privilégiez le courrier physique ou les SMS si possible. Sinon, essayez des boîtes mail plus respectueuses de la vie privée, comme ProtonMail.
  3. Le navigateur est un élément important. Il est probable que les cookies vont également servir à retracer les mouvements en ligne des utilisateurs qui ont dû faire une vérification. Je recommande donc d’utiliser des navigateurs respectueux de la vie privée, comme LibreWolf ou les versions sans Google de Chromium.
  4. Utilisez un VPN. J’ai déjà fait un article dessus, donc je ne vais pas tout vous redire. Seulement, grâce au VPN, vous pourrez éviter les restrictions pendant un moment et brouiller un peu plus votre identité.
  5. Utilisez des systèmes d’exploitation qui ne demandent pas de dépendre d’entreprises. Par exemple, sur ordinateur, essayez d’utiliser Linux, qui est libre. Sur téléphone, utilisez GrapheneOS pour ne pas dépendre de Google. Malheureusement, vous devrez apprendre à vivre sans certaines choses, mais c’est aussi une bonne protection.

Le cout de la surveillance de masse

Pour innover, je vais maintenant vous parler d’un aspect dont nous n’avons pas du tout parlé dans les articles précédents : le prix. J’ai parlé du prix sur notre vie privée, ce genre de choses, mais pas des finances.
Une réunion du Forum de Vérification de l’Âge en ligne (FOVA) a réuni une cinquantaine d’acteurs. Des plateformes et des fournisseurs de solutions réuni, afin de préparer techniquement la vérification d’âge.
À cette occasion, on a fait les comptes : chaque vérification d’identité pourrait coûter environ 1 centime aux plateformes. Il s’agit d’une moyenne d’estimation, et il faut donc prendre du recul sur le chiffre.

Cependant, faisons un exemple : il y a approximativement 2,11 milliards de personnes qui se connectent à Facebook chaque jour. Cela veut dire qu’il faut payer 2,11 milliards de centimes. Puis toutes les données de vérification devraient être sauvegardées et renouvelées régulièrement. Autrement dit, le coût à venir est énorme.
De fait, ce coût va être répercuté sur les utilisateurs. Il faut prévoir une augmentation des publicités. Certains envisagent déjà de montrer 5 secondes de publicités aux utilisateurs pour payer cette note.
Mais rassurez-vous : puisque l’Europe et le gouvernement poussent également leur solution, ce prix sera donc également renvoyé sur les citoyens normaux.
Finalement, le gouvernement a inventé une nouvelle dépense, et les annonceurs ont trouvé comment pousser leur modèle.

Et si on allait plus loin dans la surveillance ?

En 2019, lors du 34ᵉ dîner du CRIF, l’organisme a demandé à Emmanuel Macron de lever l’anonymat en ligne pour pouvoir identifier les « haineux ».
Certains seraient tentés de dire que la loi sur l’âge est la raison pour laquelle on l’a fait. Cependant, si c’est bien le cas, le CRIF n’a pas dû être satisfait et a dû demander un deuxième tour. Puisque notre ministre préféré, Laurent Nuñez, a déposé un nouveau projet de loi sur « la lutte contre les ingérences ».
Évidemment, c’est une fois de plus une procédure accélérée. Car dans un pays qui brûle et où on n’a pas assez de ressources pour les arrêter, la priorité, c’est de mettre le budget dans les enfants qui font des blagues sur Twitter pour 3 likes.

Ce nouveau projet de loi prévoit donc que la justice puisse censurer un compte si elle estime qu’il s’agit de désinformation. Il inclut également un dispositif « anti-manipulation de l’information » qui va être élargi, ainsi qu’un durcissement des peines, qui passeraient de 1 à 3 ans de prison pour « manipulation de l’information », et jusqu’à 6 ans en cas de lien supposé avec un État étranger.
À se demander pourquoi on a supprimé les ministères de l’Information. Alors qu’on est à nouveau dans le cas exact où le gouvernement décide quelle information est vraie.
En résumé, toutes les personnes qui critiquent le gouvernement, qui lancent des alertes ou qui dénoncent des actes graves vont être censurées.
J’adore la liberté d’expression.

Dessin politique de John Jonik 2005

Conclusion

Bon, il est temps de conclure.
En résumé, on est un peu morts.
Maintenant, la mode est d’avoir la droite qui explique que la gauche est pédophile, car LFI a plus ou moins compris l’arnaque derrière cette nouvelle loi. Mais grâce à ce populisme réactionnaire, le vrai débat est ignoré, tout le monde s’en moque, et on continue.
Y a pas à dire : la politique, ça dégoûte.
Pour finir avec un sourire, j’ai lu plusieurs histoires de pirates qui hackent et doxxent les personnes liées à cette loi. Ça ne changera rien, mais au moins, ça soulage. Si vous préférez l’humour noir, il y’a une étude ou on demande à des enfants s’ils vont respecter l’interdiction avec leurs parents qui les regardent.

Enfin, bref, n’oubliez pas : la France est le pays avec le plus de fuites de données en Europe.
Que pourrait-il se passer de mal une fois que chaque utilisateur devra mettre sa carte d’identité en ligne ?

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