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Euthanasie : Êtes-vous prêt à mourir ?

4 juin 2025 273Points de popularité 0Commentaires
Euthanasie : Êtes-vous prêt à mourir ? Illustration

La mort est un sujet assez fascinant, d'une certaine manière. Je ne suis pas religieux, je n'ai pas particulièrement peur de la mort, et pourtant, la mort est la chose qui terrifie le plus l'homme. Avez-vous déjà perçu le malaise d'une discussion où l'on commence à parler de la mort ? Le malaise de ne pas savoir quoi répondre à une personne qui nous apprend qu'un de ses proches est décédé ? Pourtant, la France a mis les pieds dans le plat. Le mardi 11 mars 2025, la proposition de loi sur la fin de vie a été déposée. Ce qui est intéressant, c'est qu'on a séparé cette loi en deux, on a eu du mal à savoir comment la traiter. C'est un peu aussi ce qui m'amène à vous parler aujourd'hui. Je ne suis pas tout à fait sûr que cette loi soit aussi bénéfique que ce qu'on nous promet.

Le départ de ma réflexion

Initialement, je dois avouer que j'ai toujours été en faveur de l'aide à mourir. Ma mère m'a toujours dit que si elle devenait un fardeau, il vaudrait mieux la tuer. Elle a d'ailleurs dit qu'elle le ferait probablement elle-même (certains voient comment naissent les traumatismes chez les enfants). Dans un sens, je pense que chaque individu doit pouvoir disposer de son corps comme il le souhaite. Après tout, nous sommes des êtres vivants et quoi de plus naturel que de choisir sa mort ? Pourtant, un doute est né en moi. Un tout petit doute qui a commencé à fissurer ma perception. Je ne sais pas vraiment quand le doute est né. J'ai une petite idée cependant.

Il y a 3-4 ans, alors que j'allais assez mal, j'ai rencontré un homme. Cet homme m'est devenu assez proche. Il était malade, je l'ai toujours connu malade d'ailleurs. En réalité, il était en phase terminale, il était maigre, n'avait plus un cheveu ou un poil, le visage creusé. Pendant des mois, je l'ai fréquenté puis sa maladie a décidé qu'il était temps d'en finir. Il est parti aux urgences où il a souffert pendant des jours. L'accès aux soins palliatifs est compliqué, je ne l'avais jamais réalisé jusqu'à maintenant. Pendant des jours, il est resté sur un brancard, avec des escarres qui se formaient sur son dos, dans des souffrances abominables et gloques. Le 5 février 2023, il est finalement entré en soins palliatifs. D'après sa femme, ça lui a fait du bien, pendant quelques jours, il est devenu très actif, il était presque mieux. Il est mort quelques jours plus tard. Tous les jours, j'ai envoyé des messages et sa femme lui lisait, on lui a même envoyé une vidéo de 10 minutes pour montrer qu'on pense à lui. Puis j'ai reçu ce SMS me disant qu'il était mort.

À l'enterrement, j'étais avec des amis, un peu mal à l'aise. Je le connaissais depuis 1 an, les autres personnes étaient des proches qu'il avait depuis des années. Je me souviens de sa femme pleurant en disant qu'elle ne pourrait plus vivre sans lui, des photos de lui avant sa maladie où je ne le reconnaissais pas mais qui me regardaient, de mon discours qui a été applaudit où l'audience a ri puis pleuré, à ses amis qui sont venus me serrer dans leurs bras en me remerciant pour ce beau discours. Seulement, s'il avait choisi de mourir quand on l'a diagnostiqué, je ne l'aurais jamais rencontré et je n'aurais pas pu vous raconter tout ceci. Il aurait sûrement moins souffert cependant. C'est alors que vient mon premier « et si ».

Le deuxième doutes

En réalité, mon doute a commencé à grandir grâce au Canada. L'euthanasie et le suicide assisté ont été adoptés là-bas. Mais je me souviens avoir lu des mots qui m'ont fait me questionner. Je ne sais pas si c'était un article satirique ou une fake news, je me souviens avoir lu qu'un enfant canadien à qui on aurait prescrit une euthanasie. Dans les faits, c'est impossible donc c'est probablement faux, seulement en cherchant un peu, on s'aperçoit qu'il y a débat pour autoriser la mort de mineurs. Bien que ce soit une fable, ça m'a fait me poser un nouveau « et si ». Et si c'était l'avenir ? En réalité, on répond très simplement qu'on ne voit pas l'avenir mais ça m'a fait me demander où était la limite, comment savoir où commence et où s'arrête la loi.

Après ceci, j'ai alors pensé de manière plus égoïste en essayant de m'imaginer dans plusieurs scénarios et ça ne m'a pas plu. Il existe une puissance qui gouverne le monde qui a déjà un pouvoir de vie ou de mort, l'argent et le capitalisme. Et si le suicide assisté n'était rien d'autre qu'un nouveau passe-droit pour le capitalisme ? Depuis des années, on nous parle des problèmes de la sécurité sociale, du prix des médicaments qui augmentent, des déserts médicaux et des problèmes de l'hôpital public. Est-ce que l'euthanasie ne pourrait pas régler tout ceci ? Après tout, on économiserait à exécuter tous les cancéreux au lieu d'essayer de les soigner, c'est une solution facile et pas chère. Vous comprenez avec mon exemple macabre que sous cette société capitaliste, je ne suis pas sûr que l'argent choisirait notre vie. D'ailleurs, je vous en ai parlé plus tôt en parlant des soins palliatifs. En France, nous manquons d'unités de soins, le gouvernement n'a rien fait pour améliorer la situation, au contraire, la politique de destruction des services publics est préférée. Le capitalisme actuel réduit les places en soins palliatifs parce que ça coûte déjà cher de soulager la douleur des mourants, il vaudrait peut-être mieux les laisser mourir.

Le financement de la mort

En réalité, ce n'est pas si simple, les lobbies pharmaceutiques sont puissants. Quand on voit tous les produits inutiles qu'on vend pour « être en forme », on se dit qu'ils ne laisseraient pas partir un marché aussi grand que ceux qui sont vraiment malades. Au contraire, ils ont intérêt à ce que le capitalisme garde les soins palliatifs et toutes ces personnes qui demandent des médicaments pour continuer à vivre sans souffrance. Cependant, le marché de la mort est aussi prometteur. Peut-être aviez-vous entendu parler du Sarco, la capsule à euthanasie. Ce n'est qu'un exemple mais aviez-vous déjà vu les publicités pour les appareils de suicide assisté ? Si ce n'est pas le cas, je vous décourage de le faire car c'est assez horrible. En général, on voit une personne souffrante qui d'un coup va dans un cercueil, elle devient souriante, met la main sur son cœur et sur la vitre avec de la petite musique. C'est tout simplement horrible sauf que là, après tout, c'est la promotion d'un appareil, qui en voudrait à Steve Jobs de faire la pub de son nouveau produit ? Seulement, en Angleterre, on a vu des publicités apparaître pour la procédure en général.

« My dying wish is to know I have choice. My dad didn’t1 » ou pourquoi pas « My dying wish is my family won’t see me suffer. And I won’t have to 2» avec une femme qui danse à côté. Même moi, je me sens mal à l'aise de voir qu'on fait la promotion de la mort de cette manière. Si la bordure morale est franchie par le capitalisme, alors comment m'assurer que celui-ci ne voudra pas ma mort si c'est plus avantageux pour lui ?

"My dying wish is my family won’t see me suffer. And I won’t have to". Campagne pour la légalisation du suicide assisté

Le débat public

Le 27 mai 2025, j'étais en train d'écouter France Inter quand vient le programme de 8h20 « Les invités du Grand Entretien de Léa Salamé et Nicolas Demorand ». Nous découvrons Olivier Falorni, député Les Démocrates de Charente-Maritime, celui même qui a déposé la proposition de loi relative à la fin de vie et Claire Fourcade, médecin en soins palliatifs à Narbonne et présidente de la Société française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs. Elle a justement écrit un livre sur le sujet, « Journal de la fin de vie. L’État, la mort et le tragique », (Fayard). Ce n'est pas la première fois qu'on en parle à la radio, j'ai souvent entendu des invités en parler, seulement dans ce débat, il se passe un truc assez terrible. Bien que Madame Fourcade sorte des arguments assez pertinents, les réponses de Monsieur Falorni sont comme une arme de destruction massive. Madame Fourcade ne sait pas faire de réponse convaincante. Regardons cette extrapolation du débat :

  • C’est terrible d’autoriser ça, on donne un pouvoir énorme de vie ou de mort au soignant.
  • Oui mais c’est un peu comme l’IVG, de plus il vaut mieux que ce soit encadré plutôt que en douce.
  • Ouais mais non c’est pas pareil…

Elle n’a pas développé plus que ça alors que pourtant elle avait un bon point. À la fin de l’entretien, une auditrice (Mireille) appelle et raconte l’euthanasie faite en douce par les médecins pour un proche en souffrance. L’auditrice dit qu’il faudrait légaliser ça pour que tous aient la chance d’éviter la souffrance à d'autres comme ils l'ont fait pour son père. La réponse de Madame Fourcade ? « Oui mais c’était y’a 35 ans, depuis c’est plus pareil les Français comprennent pas ». La réponse de Monsieur Falorni en contraste parle des pratiques en douce et semble plus réfléchie. Quand j’ai entendu ça à la radio, Monsieur Falorni m’a presque convaincu. À côté, la dame avait l’air de n’avoir aucune idée de quoi elle parlait. C’est un peu là aussi que ça me questionne. Car finalement, un homme peut presque convaincre que la mort est une meilleure méthode pendant que les personnes contre passent pour des hystériques, fous et hors sol. Demain, ça pourrait être un médecin qui promeut le suicide assisté qui arrive à convaincre un patient qu’il vaut mieux qu’il se tue avant de souffrir contre l’avis d’un autre médecin. Quand on sait que les avis ne sont que le résultat de réactions dans le cerveau et qu’on voit comme c’est simple de les influencer et les modifier, comment être sûr que le consentement éclairé existe ?

Le texte de loi actuel

Pour le savoir, lisons la proposition de loi. Je dois le reconnaître, elle n’est pas mal pensée. Suicide assisté et euthanasie sont bien différenciés. Seulement, le premier point qui me questionne c’est dans les conditions d’accès. « Être âgé d’au moins dix-huit ans ». Alors je veux bien que ce soit un texte de loi, mais dans ma tête, ça sonne comme « tu as 18 ans, tu peux crever, tout comme tu peux conduire, voter ou acheter de l’alcool, tu peux crever ». Après, les conditions de nationalité, je trouve ça bien mais les points 3, 4 et 5 me rendent perplexe :

« 3° Être atteint d’une affection grave et incurable, qui engage le pronostic vital, en phase avancée ou terminale ; »

Je grince un peu des dents. D’un côté le point trois nous assure que ce soit être une solution de dernier recours mais en même temps, comment on évalue qu’une maladie est incurable ou grave ? Par exemple, pendant le Covid, on a eu beaucoup de morts de maladie grave mais après on a eu un vaccin qui a reclassé la maladie et qui l’a rendu beaucoup moins grave.

« 4° Présenter une souffrance physique ou psychologique liée à cette affection, qui est soit réfractaire aux traitements, soit insupportable selon la personne lorsqu’elle a choisi de ne pas recevoir ou d’arrêter de recevoir un traitement ; »

Pour les souffrances, on a un autre point. « Une souffrance physique […] soit insupportable selon la personne », c’est quand même hyper subjectif. Par exemple, moi je donne mon sang régulièrement, la piqûre me fait un petit pic et puis rien. Mais je connais des gens qui sont horrifiés par les piqûres et qui hurlent de douleur. Certains sont plus "douillets" que d’autres. Comment être sûr que quand quelqu’un dit qu’il est au maximum de la souffrance, il n’exagère pas ? Et d’ailleurs, comment ne pas être sûr qu’une personne qui dit que ça va n’est pas en souffrance abominable où il vaudrait mieux abréger les souffrances ? 34

Pour les souffrances psychologiques, c’est encore pire. Actuellement une grande partie des diagnostics des troubles mentaux sont établis de manière à ce qu’on prenne une grille de symptômes et on regarde chez un individu s'il rentre dans les cases pour le diagnostiquer. Les cases sont hyper subjectives. C’est un peu ce qu’a prouvé l’expérience de Rosenhan où un médecin peut décider que des gens sains d’esprit ne le sont pas et inversement. Alors comment on peut décider qu’une souffrance psychologique est intolérable quand elle est autant subjective ?5

« 5° Être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. »

Les deux points là me perturbent un peu. Déjà comme je vous l'ai dit, « manifester sa volonté de façon libre et éclairée », je ne suis pas sûr que ce soit possible à cause de la facilité qu’on a d’influencer. Si un médecin nous dit que c’est mieux de mourir, on peut avoir la volonté de suivre l’expertise du médecin, après tout, il sait de quoi il parle, il est le pro.

Après, dans la loi en elle-même, sur la procédure, je n'ai pas grand-chose à dire. Je trouve ça un peu drôle que le financement se fasse en taxant les fumeurs. Cependant, il y a des petites bizarreries. Par exemple « La personne ne peut pas présenter de demande lors d’une téléconsultation. ». C’est très bien qu’on ne puisse pas faire une demande d’euthanasie sans même voir un médecin. Seulement plus loin « La concertation peut être réalisée à distance. ». Autrement dit, « dès qu’on vous a donné le ‘’go’’ pour vous suicider, on n'a plus jamais à vous voir ». Je pense que au contraire, on aurait dû assurer un suivi complet par un médecin de A à Z, dans un centre spécialisé avec des intervenants en collaboration comme des psychologues par exemple qui travailleraient avec le praticien. Je trouve qu’on manque de rigueur de ce côté.

Le point suivant, c’est celui qui fait le plus parler je crois, le délit d’entrave. Certains disent que c’est comme pour l’IVG, il ne faut pas empêcher ceux qui veulent le faire de pouvoir le faire. En soi l’idée n'est pas mal mais la formulation me gêne : « Est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur l’aide à mourir par tout moyen, […] Soit en exerçant des pressions morales et psychologiques, […] à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur l’aide à mourir […] des patients souhaitant recourir à l’aide à mourir ou de l’entourage de ces derniers. » (j’ai beaucoup découpé le texte, veuillez m'en excuser, car les autres cas m'importent moins mais je crois que le message est la, cf le vrai texte.).

Formulé comme ça, le texte dit que je prends un risque légal si j’essaie de vous empêcher de vous suicider. Le truc c’est que je trouve une fois de plus que « pressions morales et psychologiques » c’est très subjectif. Si quelqu’un est sur le point de sauter d’un immeuble, en général on hésitera pas à employer toutes les techniques de manipulation pour l’empêcher, mais si quelqu’un s’en informe et le fait faire par un médecin, essayer de le convaincre de renoncer, c’est être hors la loi. Je comprends l’intérêt de protéger les personnes qui veulent avoir recours et les personnes qui vont devoir le faire mais là, on touche un point hyper sensible, comment garantir qu’on va pas empêcher d’empêcher les actes évitables ? Ce qui est intéressant c’est que quand on regarde les amendements du texte comme le 1492, c’est des questions qu’on a posées mais ce n’est pas ce qu’on a le plus retenu, c’est plus des détails qu’on a modifié dans la procédure. Pour finir d’ailleurs sur le texte de loi, je ne comprends pas trop. On a plein d’idées intéressantes comme l’amendement AS535 qui a été retiré où on a discuté un délai de validité de l’aide à mourir. C’est des questions hyper importantes. Pour le cas présent, si une personne à qui on donne 6 mois à vivre fait la demande et que finalement il vit 9 mois et qu'il rentre même en rémission, il peut quand même toujours mourir ? Je trouve que le texte de loi et les débats parlent plus de comment on pratique plutôt que de comment on s’assure que ça ne déborde pas. Les débordements sont d’ailleurs une grande inquiétude de plusieurs.

L'euthanasie eugéniste

Et si le suicide assisté n’était pas en réalité une clé d’entrée vers une forme d’eugénisme ? En réalité c’est une bonne question. Pourquoi on ne pourrait pas voir un élargissement de la loi plus tard pour permettre à ceux qui ne sont pas dans le moule du modèle social d'accéder à la mort et même les encourager. Il y a quelques jours, Charlotte Fosgate s’est suicidée à 17 ans, le corps a été retrouvé le dimanche 25 mai 2025. À sa mort, la droite américaine s’est réjouie sur Twitter et a bien rigolé de cette gamine transgenre qui s’est tuée. Qu'est-ce qui empêcherait demain d’encourager les minorités à aller se faire euthanasier légalement ? Il y a un délit d’entrave mais est-ce qu’il y a un délit pour si on encourage le passage à l’acte ? Je vois peut-être un peu loin, mais si on décidait que rien que le handicap était trop dur à supporter comme souffrance et qu’on ouvrait le suicide aux handicapés ?

Je connais une femme avec une maladie dégénérative, elle est en fauteuil roulant, je ne l’ai jamais vue marcher, elle a toujours besoin d’aide, j’ai poussé son fauteuil dans un parc d’attraction pendant 3 jours, elle a une espérance de vie de quelques années. Pourquoi ne pas lui dire que si elle souffre trop actuellement de sa différence, elle n'a qu'à abréger ? Quand on voit comment sont traités actuellement les séropositifs, je suis étonné que les associations contre le Sida ne disent rien honnêtement. D’ailleurs je me demande si les maladies mentales ne pourraient pas être concernées par la souffrance psychologique et qu’on envoie à la mort des personnes qu’on ne sait pas bien soigner. Dans un cadre où la médecine est difficilement accessible et ne soigne pas tout, la mort devient un soulagement pour le vivant. Quand les personnes âgées sont trop vieilles pour être supportées, on les envoie en maison de retraite, pourquoi ne pas les envoyer à la mort ? Finalement, notre société pourrait se rapprocher de Soleil Vert. J’essaie d’éviter le point Godwin mais l'eugénisme d’État commence par un vote, Hitler a commencé son génocide en voulant soulager le peuple allemand. D’ailleurs, certains députés ne s’en sont pas cachés en disant qu’il vaut mieux mourir qu’être handicapé. C’est d’ailleurs un truc qui s’est vu au Canada donc pourquoi ça n’arriverait pas chez nous ? Des collectifs comme l’Organisation de Solidarité Trans mettent déjà en garde. Le droit à vivre dans la dignité pourrait être la porte d’entrée pour la mort des minorités. Au Canada, l’euthanasie a explosé, on a même prescrit l’euthanasie aux malades du Covid et maintenant en voyant ça on considère que c’est un chemin à prendre. D’ailleurs le Docteur Jack King dans son livre « They want to kill us » a étudié le phénomène au Canada et trouve que les pressions sont déjà fortes sur certains pour les inscrire au suicide voire même proposé à certains jeunes. Handicapés, LGBT, pauvres, qui finalement ne souffre pas trop ?

Digression et conclusion

Pour finir, j’aimerais un peu parler d’un sujet qui n’a rien à voir « Suicide, mode d'emploi ». Le livre censuré car il explique comment se suicider. L’histoire est passionnante en réalité6. Le livre sort et beaucoup de gens ont acheté ce livre en se disant que même s'ils n’utiliseraient jamais le contenu, ça les rassurait de savoir qu’ils ont le contrôle de leur mort au cas où. C’est un peu l’argument présenté pour l’euthanasie, certains la veulent au cas où. Seulement, je ne suis pas convaincu. Au premier mort qui possédait le livre, on a lancé la polémique et ça a fini par la censure. Pourtant aujourd’hui on propose que la loi permette de le faire sans plus de discussion. Je ne suis pas hyper convaincu.

Pour finir sur une note plus positive, je sais qu’il y a dans l’article que nous venons de faire beaucoup d’extrapolations et de fantasmes dystopiques. Seulement, pour répondre au titre, je dois avouer que même si je suis assez en faveur de l’euthanasie, je ne suis pas fan du projet de loi actuel et je ne le trouve pas prêt. J’ai peur que ça devienne un peu trop facile, la solution de facilité, surtout pour les pauvres. J’ai l’inquiétude que ça devienne une substitution des soins palliatifs et que ça devienne juste un privilège pour les riches. J’ai l’angoisse que plus tard, on l’étende un peu trop. D’autant plus que je ne suis pas rassuré de la séparation de la loi en deux pour mettre les soins palliatifs d’un côté et l’euthanasie de l’autre. En les dissociant, on fait en sorte de pouvoir détruire l’un et construire l’autre. Mais bon, apparemment ça rassure les gens de savoir qu’ils peuvent mourir bien que la Loi Claeys-Leonetti leur permette de dire qu’on peut les laisser mourir. Alors, à ceci, nous n’avons qu'à espérer ne pas voir les dérives énoncées et préserver l’accès aux soins palliatifs en espérant que le Sénat permette de rendre l’accès à l’euthanasie bien régulé.

  1. "Ma dernière volonté, c'est de savoir que j'ai le choix. Mon père ne l'a pas eu" ↩︎
  2. "Ma dernière volonté, c'est que ma famille ne me voit pas souffrir. Et que n'ai pas a souffrir non plus" ↩︎
  3. Marie Gaille. PEUT-ON DÉSIRER MOURIR? MÉDECINS ET PATIENTS FACE AU “ MAL DE
    VIVRE ”. Action médicale et Confiance, Presses universitaires de Besançon, 2007. ￿hal-01308747￿
    ↩︎
  4. Lise Pellegrini. ”La douleur ne se prouve pas, elle s’éprouve”: sujet douloureux en situation palliative:
    intérêt d’une prise en charge en psychomotricité. Psychologie. 2024. ￿dumas-04970044
    ↩︎
  5. Reconnaitre les signes d'un problème de santé mentale ↩︎
  6. L’histoire du livre pas celle dans le livre vu qu'il n'y en a pas. ↩︎

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Dernière mise à jour :4 août 2025

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