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Quentin: le nouveau cadavre pour diaboliser l’antifascisme

18 février 2026 46Points de popularité 0Commentaires
Avertissement

Cet article peut contenir un langage choquant et violent.

Bonjour,

Le 14 février 2026, Quentin Deranque meurt des suites de ses blessures après un affrontement dans les rues de Lyon. C’est finalement un fait divers assez commun. On n’y retrouve pas les éléments qui rendent un fait divers populaire : pas d’enfants, pas de drame familial, pas d’événement incongru. Pourtant, nous sommes cinq jours après et tout le monde n’a que le prénom « Quentin » à la bouche.

Alors, que se passe-t-il ? Pourquoi le monde semble-t-il avoir décidé que c’était l’événement de l’année ? Dans cet article, nous allons voir comment l’extrême droite, puis la droite, ont une fois de plus trouvé un cadavre à utiliser comme marionnette. Attention, je vous mets en garde : tout est allé très vite, il y a eu beaucoup de n’importe quoi et certaines informations peuvent être inexactes.

Le contexte : un groupe néo-nazi en quête de visibilité

Notre histoire commence le 12 février. Depuis quelques mois, le groupe « pseudo-féministe »1 Nemesis connaît un modeste succès. Il faut dire qu’en ce moment, on leur demande leur avis. D’ailleurs, en ce 12 février, les journalistes cherchent à leur parler, car au Parlement européen, une banderole contre l’IVG vient d’être déployée par des militants d’extrême droite. Les journalistes veulent donc avoir le point de vue de ce groupe qui se dit féministe. Seulement, Nemesis a mieux à faire.

La cible : Rima Hassan

En ce 12 février au soir, il est prévu que Rima Hassan donne une conférence à 18 h dans les locaux de Sciences Po Lyon. Rima Hassan est un peu le cauchemar du collectif Nemesis. C’est une femme, de gauche, avec des origines palestiniennes, qui a su et dû s’intégrer à la société française. Elle incarne un engagement politique qui dérange, car elle ne correspond pas du tout aux stéréotypes racistes que Nemesis cherche à propager. En même temps, elle est assez engagée pour être prête à mettre sa vie en danger pour des causes qui lui tiennent à cœur, comme le conflit israélo-palestinien. Nemesis la déteste donc tout particulièrement, car chaque femme qui n’adhère pas à leurs idées rappelle au monde que Nemesis n’a rien de féministe.

Alors, le collectif s’organise. La stratégie est parfaite : si Nemesis parvient à interrompre la conférence, ils auront réduit au silence une opposante qui est une cible prioritaire. Mais s’il y a un problème ou que la conférence reprend, cela fera de la publicité au groupe en quête d’adhérents. Face, je gagne ; pile, tu perds.

Lyon, terreau de l’extrême droite

Lyon abrite un réseau d’extrême droite assez puissant. Il n’est pas rare de voir des stories lyonnaises sur Snapchat montrer des manifestations et des affrontements. J’ai personnellement pu le constater. Il n’est pas rare que des groupes néo-nazis cherchent la bagarre avec les « islamo-gauchistes ». Alors, quand Nemesis veut mener son opération, il n’y a qu’à demander. Le réseau est activé et le projet de déstabilisation pour censurer la conférence est annoncé dans les sphères d’extrême droite. Le projet arrive donc aux oreilles de la branche groupusculaire « Allobroges Bourgoin ». On raconte alors qu’un collectif de jeunes femmes a besoin de sécurité pour une opération anti-gauchiste. Quentin Deranque se porte volontaire et se dit qu’il pourra s’exercer à la boxe, qu’il pratique depuis peu.

Le fonctionnement des opérations d’extrême droite

Globalement, il y a un groupe central, en l’occurrence Nemesis, responsable de l’opération. Normalement, pour une manifestation, elle doit être déclarée et, d’une certaine façon, autorisée. Mais les opérations de ce type ne peuvent l’être. D’une part, ce n’est pas une manifestation visant à obtenir des droits ou à montrer un mécontentement, mais une action destinée à bâillonner l’opposant, voire pire. En même temps, personne n’approuverait une manifestation d’une si petite envergure et d’un groupe d’extrême droite2.

Dans les manifestations de droite, la police sert généralement de service de sécurité, le plus souvent pour protéger le groupe de militants antifascistes qui ne comprennent pas comment on peut manifester légalement quand on est néo-nazi. Mais si la manifestation n’est pas autorisée, le groupe se retrouve sans protection. C’est dans ce cadre que les groupes néo-fascistes font appel à un « service d’ordre ».

Qui compose donc ce service d’ordre ? Eh bien, c’est un peu n’importe qui de volontaire. Cela peut être des groupes professionnels que le groupe paie mal ou pas, ou des amateurs un peu bagarreurs. Pour les convaincre, il suffit d’utiliser les arguments des incels misogynes qui cherchent à tout prix à « défendre » une femme. Certains se laissent convaincre, trop embrigadés dans les théories d’extrême droite, persuadés qu’ils viennent protéger leurs traditions.

Le but de ce service d’ordre est de servir de bouclier aux agressions que peut subir le noyau cible. En cas de problème, il doit encaisser les coups pour permettre aux militantes de s’échapper et d’appeler la police. Le service d’ordre est une sorte de sacrifice humain qu’on envoie au front si les choses tournent mal, pour donner le temps aux influenceurs de se cacher. Alors, si une rixe commence, le service d’ordre ne peut compter que sur lui-même, et ce qui doit arriver arrivera. En cas de victoire, on aura réduit le nombre d’opposants ; en cas de défaite, on aura protégé le noyau, qui reconstruira un service d’ordre.

Un homme tenant une bombe de peinture avec une expression triste, devant un mur sur lequel des croix gammées sont taguées, accompagné d'un texte qui demande du respect en hommage à Quentin.

Quentin Deranque, fan d’Alice Cordier

Quentin est un fan d’Alice Cordier, grande figure du collectif Nemesis. Il faut dire que ses stories Instagram, où elle tire à l’arme à feu en disant qu’elle souhaite éliminer des organisations militantes de gauche (comme Sleeping Giants), lui ont donné des idées. Il se voit bien aller défendre des femmes traditionnelles qui rêvent de « casser du gauchiste », comme lui.

Alors, l’opération est lancée. Avant 18 h, le groupe constitué de Nemesis et de son service d’ordre arrive sur les lieux avec un but : empêcher Rima Hassan de tenir sa conférence. Comme on peut s’y attendre, d’autres groupes sont là pour assister à la conférence, comme les militants de la Jeune Garde antifasciste. Ce qui devait arriver arrive rapidement : une bagarre éclate.

Ils sont une quinzaine dans le service d’ordre et prêts à en découdre avec un groupe qui n’est pas plus organisé.

L’affrontement et ses conséquences

À partir de ce moment-là, plus rien n’est sûr, ni pour l’issue du combat, ni pour les informations que l’on obtient. Nemesis expliquera qu’il n’y avait que deux militants pour les protéger contre dix antifascistes. Les images montrent une quinzaine d’individus armés d’un côté et une douzaine de l’autre.

Ce qui est sûr, c’est que Quentin, notre « héros » de 23 ans, est prêt à se battre. Il va enfin mettre ses cours de boxe à profit. Il reçoit alors une « balayette », un coup dans les jambes qui le déstabilise et le fait tomber directement, la tête la première sur le sol. Le combat a été de courte durée pour Quentin, qui se retrouve déjà au sol. Il prend ensuite quelques coups de pied et ne peut plus se relever. Dans ce genre de rixes, il n’est pas rare de voir des os brisés et des passages à tabac.

Vers 18 h, une grande partie du service d’ordre bat en retraite. Quentin est à l’écart et ne gênera plus la conférence. Il reçoit ses derniers coups. Finalement, quand il reprend un peu ses esprits, il ne voit pas l’intérêt d’aller à l’hôpital, puisqu’il doit représenter « le mâle alpha ». D’autres membres qui avaient fui la scène le retrouvent. Quentin et un ami sont donc en mauvais état, et finalement, face à leur état lamentable, les pompiers sont appelés. Une heure après l’appel, soit à 19 h 40, les deux jeunes hommes sont hospitalisés. Pour Quentin, le pronostic vital est engagé.

L’instrumentalisation politique

C’est à partir de ce moment que l’histoire commence vraiment, et surtout le grand n’importe quoi. Quand Nemesis apprend qu’un de leurs militants est en train de mourir, c’est la fête. Depuis la mort de Charlie Kirk aux États-Unis, l’extrême droite rêve d’avoir son martyr pour se propulser sur le devant de la scène avant les élections municipales, puis présidentielle. D’autant plus que la droite est très forte pour utiliser les cadavres encore chauds pour faire pleurer dans les chaumières.

On nous raconte alors l’histoire du pauvre petit Quentin. Il n’avait que 23 ans et une soixantaine de kilos. Il a été assassiné par « l’ultra-gauche ». En réalité, on ne sait rien de ce jeune homme. Avant de mourir, c’était un néo-nazi comme tant d’autres. On est incapable de trouver son nom de famille ou une photo de lui. Mais l’extrême droite ne peut pas attendre d’avoir une enquête ou des informations fiables. Dans l’heure, on commence à générer des logos « L’extrême gauche tue » en intelligence artificielle, qu’on colle sur des t-shirts. L’instrumentalisation de la mort est en cours, et elle ne va pas s’arrêter.

Nous n’avons aucune information, seulement qu’un militant néo-nazi est mort. L’extrême droite invente alors toute l’histoire, malgré les réticences de la famille, qui prend un avocat et s’occupe désormais de communiquer sur l’évolution de la santé du jeune homme. Puisque nous ne savons rien de lui, pas même son apparence, on confie la tâche à l’IA de le représenter. Ainsi, on se retrouve avec un minimum de sept Quentins, générés par IA ou pris sur le web. Le sommet de l’indécence est atteint avec une version de Quentin, intubé et tuméfié, générée par IA.

À un certain moment, certains complotistes commencent à penser que Quentin n’existe pas. Peut-on leur donner tort, quand on voit l’écart entre ce que l’on sait et ce que l’extrême droite raconte ? Pendant ce temps, tous les militants d’extrême droite se mettent à hurler que l’extrême gauche tue. Tout le monde utilise les logos et photos IA. On cherche des responsables et on encourage la guerre civile, en dressant des listes de gauchistes à éliminer pour se venger.

Affiche colorée avec le texte 'L'extrême gauche tue' en gros caractères blancs sur fond jaune et bleu, avec des éclaboussures d'encre généré par IA par le groupe nemesis.
Les Hommages à Quentin avec des portraits générés par IA

La machine médiatique s’emballe

L’histoire part dans tous les sens. On arrive à obtenir des photos du colocataire de Quentin avant même d’avoir celles de Quentin lui-même dans Le Dauphiné Libéré. On nous explique alors qu’il n’était qu’un petit militant de droite, en omettant qu’il faisait partie de groupuscules identitaires et catholiques traditionalistes. Ainsi, on obtient finalement son nom de famille, mais quand on le cherche sur Facebook, les photos ne sont pas assez vendeuses. On continue donc d’utiliser l’IA en attendant d’obtenir une photo où il sourit bien.

Pendant deux jours, l’extrême droite fait son beurre. On fait remonter l’histoire, dont on ne connaît rien, aux plus hautes sphères de l’État. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, affirme que « manifestement, l’ultra-gauche était à la manœuvre », pour sous-entendre que c’était un meurtre organisé. Le président Emmanuel Macron en fait de même. À partir de là, la droite se souvient soudainement que Rima Hassan était dans le coin. Alors, on l’accuse et on remet tout sur le dos de LFI. Des élus de droite appellent à exécuter des militants de LFI en représailles.

Une illustration humoristique représentant une enquête sur le meurtre de Quentin, avec un personnage en train d'interroger un suspect près d'un corps au sol.

Que ce soit Retailleau, Nuñez, Le Pen ou Macron, toute la droite dénonce LFI. Tout cela ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd : les permanences des partis sont vandalisées dans tout le pays. Jean-Luc Mélenchon est obligé de prendre la parole pour expliquer qu’il ne cautionne pas ce qui s’est passé et que les militants insoumis devraient rester vigilants.

La mort de Quentin et ses conséquences

Quentin meurt. On n’a rien pu faire. La droite jubile. Depuis le début, elle rêve qu’on passe de l’agression à l’homicide. Des mosquées sont attaquées et on appelle à dissoudre des associations de gauche. Les militants de droite dressent des listes de membres de la Jeune Garde antifasciste qui auraient été sur place, poussant le groupe en question à publier un communiqué.

Une sorte d’hystérie commence. Les images sortent. Tour à tour, on fait parler des personnalités publiques à la télévision pour avoir leur ressenti. Le pays prend un tel virage à droite et à l’extrême droite que, soudainement, dans la classe politique, LFI se retrouve seule face au reste. Seul Michel-Édouard Leclerc (président des centres E.Leclerc) dit, sur LCI, qu’on met tout sur le dos de Jean-Luc Mélenchon à tort. Mais les militants de droite restent sourds. Paul Amar explique qu’Ilan et Quentin, c’est un peu les mêmes faits divers. On commence à tout mélanger et à faire du populisme à outrance. L’absurde est tel que la Ligue de Défense Juive rend hommage au nazi avec une photo IA.

Puis arrive le dimanche. Jamais la France n’a été si active un dimanche. Ma seule réjouissance est de savoir que mon grand-père est mort et qu’il ne peut pas voir ça. On commence à voir des défilés de néo-nazis un peu partout. CNews est en boucle sur le fait divers. Alice Cordier explique que les gauchistes sont violents, alors qu’on a bien vu qui a lancé le premier pavé dans la mare. On relaye les messages d’influenceurs d’extrême droite qui expliquent qu’il faut lutter contre l’antifascisme.

On remet toute l’histoire sur le dos de Raphaël Arnault, député LFI et ancien porte-parole de la Jeune Garde antifasciste. Pour éviter les problèmes, il décide de se mettre en retrait de ses fonctions le temps de l’enquête. Yaël Braun-Pivet3, présidente de l’Assemblée nationale, décide de suspendre le député, malgré la présomption d’innocence et le fait qu’il ait déjà décidé de se suspendre lui-même. De plus, il n’est pas directement mis en cause : on accuse Jacques-Elie Favrot, son assistant parlementaire, d’avoir été à Lyon ce jour-là.

Les influenceurs d’extrême droite, comme les pseudo-journalistes de Frontières, envahissent tous les plateaux télé. Ils dénoncent partout « l’ultra-gauche » (quoi que cela veuille dire ?). On se met à accuser Blandine B., malgré le fait qu’elle étudie en Amérique latine et qu’elle était donc de l’autre côté de la planète au moment des faits. On obtient finalement une photo de Quentin où il est souriant et sympathique, pour faire fondre les cœurs. Les néo-nazis encouragent à détruire Wikipédia, car on peut y trouver une page qui essaie d’être plus mesurée dans les événements. Enfin, mardi 17, l’Assemblée nationale observe une minute de silence en mémoire du nazi.

Nous sommes en 2026 et nous pleurons un nazi qui voulait se battre « jusqu’à la mort » contre l’antifascisme et qui l’a mis en pratique lui-même. Pendant ce temps, les dessinateurs relayent le même message que l’extrême droite : les antifascistes sont pires que les fascistes. À se demander ce qu’est l’anti-antifascisme.

Une illustration de Charlie Hebdo en noir et blanc avec deux panneaux. À gauche, un personnage étiqueté 'FACHO' qui semble écraser un autre personnage au sol. À droite, un personnage étiqueté 'ANTI FA' avec une posture similaire écrasant aussi un autre personnage. Le titre en haut se lit 'LE JEU DES DIFFÉRENCES'.

Pourquoi en parler ?

Alors, pourquoi je vous en parle ? Parce que toute personne ayant un peu de conscience politique devrait être ébranlée par tout ce qui a découlé de cette mort. On ne va pas jouer à compter les points4. Mais on peut quand même mesurer l’ampleur de ce « deux poids, deux mesures ».

Pascal Praud, par exemple, n’a pas parlé ou fait de tweet sur Renée Goode, Hichem Miraoui, Federico Martin Aramburu, Nahel Merzouk, Adama Traoré, Cédric Chouviat ou Clément Méric. En revanche, Quentin est en prime time depuis sa mort5. Seul Mediapart a pris le temps de faire une enquête sur Quentin et son idéologie. Tous les autres relayent le récit de l’extrême droite.

Pourquoi tout le monde relaye cela ? Et pourquoi le président de la République et son gouvernement confirment-ils ce récit ? Enfin, pourquoi parle-t-on d’« ultra-gauche » ?

Une caricature politique représentant une femme portant un imperméable jaune, parlant avec un microphone devant l'Assemblée nationale en France. Elle exprime son indignation après que l'Assemblée a observé une minute de silence pour un néo-nazi, sous une pluie battante.

On peut commencer à répondre en regardant les déclarations de Macron le dimanche 15 février. Il faut comprendre que chaque session de l’Assemblée nationale pour les projets de loi ressemble toujours un peu à la même chose : le côté gauche de l’hémicycle s’oppose au reste. Macron et ses alliés n’ont en réalité qu’un seul vrai parti d’opposition. À part LFI, toutes les autres factions ont négocié ou accepté le programme macroniste. De fait, la seule « digue » au raz-de-marée de droite, c’est LFI. Alors, pour faire céder cette digue aux prochaines élections, il faut utiliser des outils de diabolisation très forts.

Pour cette raison, Laurent Nuñez a qualifié LFI d’extrême gauche, alors que LFI défend des positions que le PS de 2010 aurait pu défendre. Le but est d’utiliser l’idée que « les extrêmes sont mauvais » pour écarter les naïfs et les indécis du vote LFI. Cependant, en décalant tout le référentiel politique de cette manière, ce qui était à l’extrême gauche doit avoir une sorte de nouvelle « extrême extrême gauche ». L’extrême gauche est devenue l’ultra-gauche, la gauche est devenue l’extrême gauche, et le centre est devenu la gauche. En même temps, cela permet de tirer la couverture vers la droite, puisque l’extrême droite devient la droite. Pour donner un semblant d’équilibre, on a créé l’« ultra-droite », où l’on a mis les deux ou trois partis qui font moins de 0,5 %.

D’une certaine façon, cela permet de mettre cette extrême droite au niveau de LFI. Ainsi, on se retrouve à accuser LFI de ce dont on accuse l’extrême droite : antisémitisme, discriminations, intolérances, tendances sectaires, etc. Cela permet également de mettre sur le même plan le fascisme et l’antifascisme, et de faire de belles déclarations du type « C’est quoi le pire ? Les deux sont mauvais », tout en favorisant l’un des deux.

Caricature de Laurent Nunez en costume, avec des lunettes, indiquant un geste de désapprobation. Il y a une bulle de dialogue qui dit 'Non aux anti-fascistes et aux insoumis' et une autre qui dit 'Ou aux fascistes et aux soumis ?'

Conclusion : une mort, des questions

Une mort est toujours une tragédie. Le « Il l’a bien cherché » est également malvenu. Cela dit, Quentin avait une idéologie d’extrême droite qui reposait sur l’intolérance, la discrimination et d’autres valeurs nauséabondes. Il savait ce qu’il faisait, ses amis ont tous expliqué son idéologie. Si Quentin avait tué un militant de gauche qu’il avait attaqué, nous n’en aurions pas parlé. Mais avec des si…

Le fait est que, si cette tragédie vous fait pleurer, bien qu’on ne puisse pas s’en réjouir, je ne peux pas en être triste. Voir celui qui voulait ma mort ou la mort de ceux que je connais, qui finalement casse sa pipe en échouant dans son objectif, me prête plus à sourire. Je n’encourage pas la guerre civile, au contraire, mais ces événements nous interrogent. Sommes-nous en sécurité ? Serons-nous pris pour cible par des nazis dans une rixe dans la rue ? Le fascisme n’a-t-il pas déjà gagné, car il est prêt à tous les sacrifices ?

Je vous laisse y réfléchir.

  1. qui n’est en réalité qu’un groupe néo-nazi regroupant des femmes cisgenres ↩︎
  2. en théorie ↩︎
  3. oui encore elle, dés que je fais un article politique elle est du mauvais coté mais faut pas s'étonné vu qu'elle adore Israël, contre l'ouverture d'une enquête sur Epstein et Betharram ↩︎
  4. bien que l’extrême droite ait fait dix fois plus de victimes que la gauche au bas mot ↩︎
  5. j’ai démarré ma télévision pour vérifier et, au moment où j’écris ces lignes, ils parlent encore de lui et de « l’ultra-gauche » sur CNews, bien qu’il n’y ait pas de nouvelle information. Au moins, BFMTV fait des coupures pour parler des inondations en Gironde ↩︎

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Catégories : Politique Société
Dernière mise à jour :17 février 2026

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